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Bilan de 3 mois sous ménopause chimique (Décapeptyl) : tout ce que j’aurais aimé savoir avant

En juin 2018, quelques mois avant mon opéra­tion, mon chirurgien me pro­pose de me met­tre sous ménopause chim­ique. J’ai été très peu infor­mée des effets sec­ondaires de ce traite­ment qui s’avère être aujour­d’hui le plus dur que j’ai dû encaiss­er dans ma vie.

Ce témoignage a pour but de don­ner aux patientes toutes les clés pour qu’elles puis­sent accepter (ou non) en con­nais­sance de cause une ménopause arti­fi­cielle. Cet arti­cle a pour but de vous prévenir, vous don­ner mes con­seils, vous per­me­t­tre d’anticiper. Évidem­ment chaque corps réag­it dif­férem­ment. Peut-être que d’autres l’auront très bien vécue ou auront eu des effets sec­ondaires dif­férents. Ce témoignage n’a évidem­ment pas pour but de vous dire quoi faire. 

Pourquoi la ménopause chimique ?

Quand tu as de l’endométriose, tu peux avoir droit à plusieurs mois de ménopause arti­fi­cielle. C’est à dire que l’on injecte un pro­duit qui met en veille ton corps. Dans mon cas, le pro­duit injec­té est le Décapeptyl.

Le but est alors de ren­dre plus petites les lésions lorsque celles-ci sont hor­mono-dépen­dantes. Cette pra­tique est pas mal décriée, car elle entraîne énor­mé­ment d’effets sec­ondaires et peut avoir des con­séquences irrémé­di­a­bles sur le long terme (perte de masse osseuse par exem­ple). Il est d’ailleurs forte­ment décon­seil­lé d’être sous Décapeptyl plus de 6 mois (et ce sur l’ensem­ble de la vie de la patiente) pour ces raisons.

Aujour­d’hui cer­tains chirurgiens évo­quent égale­ment le fait que, pre­scrite en pré-opéra­tion, elle empêcherait d’opér­er cor­recte­ment, les lésions étant dev­enues trop petites pour être repérées à l’œil nu. 

Ça m’a fait quoi ? 

Je vais vous détailler ici les prin­ci­paux effets sec­ondaires que j’ai pu connaitre. 

La douleur

Le chirurgien m’avait prév­enue : une injec­tion peut provo­quer une grosse mon­tée de douleurs (à l’utérus et aux ovaires) au départ puis une accalmie. Je vais être hon­nête avec vous, j’ai pris ça à la légère. Je me suis dit “oh c’est bon mon gars, j’ai l’en­dométriose, les douleurs ça me con­nait” Et bah NON.

Trois jours après l’injection, j’ai con­nu des douleurs atro­ces. Inde­scriptibles et pas du tout com­pa­ra­bles à une crise “clas­sique” d’en­do. Le plus gros des douleurs a duré 3 semaines, je n’ai ensuite pas eu d’ac­calmie comme on me l’avait annon­cé. Durant cette péri­ode je ne suis presque pas sor­tie et surtout j’ai dû prin­ci­pale­ment habiter chez mon com­pagnon, car inca­pable de faire des tâch­es de la vie quotidienne.

Mes conseils

Entourez-vous si vous le pou­vez pour que quelqu’un vous aide à gér­er les trucs de la vie quo­ti­di­enne au départ. Deman­dez un arrêt de tra­vail pour le début de la ménopause chim­ique si vous en avez la possibilité.

Ne pas hésiter à pren­dre des anti-douleurs plus forts que d’habi­tude si on veut bien évidem­ment vous en pre­scrire. Entourez-vous d’un médecin qui s’y con­nait en ges­tion de la douleur et qui pour­ra vous pre­scrire le médica­ment et la dose qui vous cor­re­spon­dent le mieux.

La dépression et les idées suicidaires

J’écris cet arti­cle prin­ci­pale­ment pour vous par­ler de cet effet sec­ondaire. J’ai depuis tou­jours une ten­dance dépres­sive. La ménopause arti­fi­cielle a eu chez moi une grosse inci­dence sur mon humeur aggra­vant vrai­ment mon état émotionnel.

Émo­tive, dépres­sive, sans aucune joie de vivre, aucune niaque, idées sui­cidaires. J’avais l’impression qu’une autre per­son­ne avait pris pos­ses­sion de moi.

On ne m’avait pas vrai­ment prév­enue et je pense que c’est une faute de la part de mon chirurgien. Il avait dit que je serais un peu irri­ta­ble. C’est peut-être ce qui arrive quand on a une bonne san­té mentale.

Or beau­coup d’entre nous (et surtout les malades chroniques) n’ont pas cette chance et lut­tent toute leur vie pour ne pas som­br­er. Dans ce cas-là, l’injection d’une sub­stance telle que le Décapeptyl peut être dan­gereuse si on n’est pas entouré. J’ai eu la chance de tomber sur un général­iste top qui a com­pris qu’il me fal­lait une aide. Je le cite :

Il faut que vous com­pre­niez que ce traite­ment est lourd et change com­plète­ment votre manière d’être. Ce n’est en rien votre faute. Vous avez besoin d’une aide chim­ique. Ce n’est pas une honte. Ce n’est pas un signe d’échec. Vous lut­tez con­tre quelque chose de plus fort que vous.

Il m’a pre­scrit une petite dose d’anxiolytiques qui m’a vrai­ment aidée à affron­ter tout ça. Alors atten­tion, je ne dis pas que je suis dev­enue soudaine­ment joyeuse et heureuse. Je me suis juste sen­tie plus d’attaque pour affron­ter les dures journées pleines d’effets secondaires.

Mes conseils

En par­ler à votre médecin si vous avez déjà une ten­dance dépres­sive et ce avant même de savoir si vous aller subir cet effet sec­ondaire. Ne pas avoir honte, comme dit mon général­iste : “Vous lut­tez con­tre quelque chose de plus fort que vous”.

Les insomnies

Trois jours après l’injection j’ai com­mencé à avoir des dif­fi­cultés à dormir. J’ai tourné pen­dant 3 mois avec grand max 1 nuit de som­meil cor­recte par semaine. 

Mon conseil

Si vous ne tra­vaillez pas ou que vous n’avez pas d’enfants dans les pattes : faites des siestes et allez vous couch­er dès que vous sen­tez un signe de fatigue.

Même s’il est 19h et qu’on se fout de votre gueule parce que « aha­ha tu vas te couch­er aux mêmes heures qu’une petite vieille ». C’est votre som­meil qui compte surtout quand comme moi vous serez opérée juste après. 

Les bouffées de chaleur

Hasard du cal­en­dri­er, j’ai com­mencé ma ménopause au moment de l’arrivée des fortes chaleurs. Je suis curieuse de savoir com­ment je l’aurais vécue en plein hiv­er, mais je vais me pass­er de faire l’expérience. 

J’ai tou­jours sous-estimé ce que c’était. C’est le symp­tôme clas­sique de ménopause dont per­son­ne ne par­le trop. C’est ATROCE !

Et je n’arrive pas à croire que tant de femmes passent par là et que l’on l’évoque si peu. Cette péri­ode m’aura au moins per­mis d’avoir énor­mé­ment de com­pas­sion pour les femmes qui sont en pleine ménopause « naturelle ».

Je vais faire court : une vague de chaleur, de la tran­spi­ra­tion (beau­coup de tran­spi­ra­tion), des ver­tiges, l’impression qu’on va mourir/vomir/s’évanouir pen­dant 30 sec­on­des. Et puis ça passe, aus­si vite que c’est venu. Ce n’est pas très grave mais c’est vio­lent. J’ai aus­si eu briève­ment la ver­sion con­traire : chair de poule et pull en laine en pleine canicule dans le sud de la France.

Avant cette ménopause chim­ique de 2018, je n’avais jamais eu de bouf­fées de chaleur, j’en ai depuis régulièrement.

Les jambes lourdes et les douleurs musculaires 

Au début j’ai com­paré ça au syn­drome des jambes sans repos : des douleurs dans les cuiss­es et les mol­lets, des four­mille­ments, une impa­tience dans les jambes. Rien à faire. Surtout lors des gross­es chaleurs de cet été.

Mes conseils

Mal­heureuse­ment con­tre ça il n’y a pas de solu­tion mir­a­cle. Il existe un traite­ment médica­menteux qui est très lourd et que cer­tains médecins ne pre­scrivent même plus. J’ai ten­té : les auto mas­sages, les gels jambes lour­des, les huiles essen­tielles, dormir les jambes relevées, le TENS. Ce n’est pas mirac­uleux mais ça aide un peu.

Mes effets secondaires passagers 

Les nausées : Deux semaines sans pou­voir presque rien manger après l’injection. 4,5 kg en moins, repris très vite.
Une grosse carence en magnésium. 

ATTENTION La ménopause chim­ique peut égale­ment don­ner des effets sec­ondaires que je n’ai pas eus, mais qui sem­blent fréquents : perte de libido, prise de poids, aug­men­ta­tion ou appari­tion de migraines. 

2 ans après : quel bilan je fais de cette injection ? 

D’un point de vue per­son­nel, je pense que si on me demandait de refaire une nou­velle injec­tion, je refuserais.

Cette pra­tique a eu sur moi trop d’ef­fets sec­ondaires pour au final des béné­fices qui sont aujour­d’hui médi­cale­ment dis­cutés par les spé­cial­istes de la maladie.

J’ai mis énor­mé­ment de temps à me remet­tre de ces trois mois physique­ment et psy­chologique­ment et j’en ressens encore aujour­d’hui les conséquences.

Par exem­ple avant cette péri­ode, je n’avais jamais eu de bouf­fées de chaleur ou de sueur exces­sive. Cela fait main­tenant 2 ans que ces effets sec­ondaires sont présents dans mon quotidien.

De même, j’ai depuis une ten­dance à pren­dre beau­coup plus facile­ment du poids, beau­coup plus de cel­lulite et encore régulière­ment les jambes lour­des. Ces con­séquences hor­monales n’ont jamais été pris­es au sérieux par les médecins que je consulte.

Elles ont même été perçues comme futiles et on a refusé caté­gorique­ment de les associ­er au Décapeptyl. Jamais il ne m’a été pro­posé de faire un bilan hormonal.

Cette ménopause chim­ique n’a pas été assez expliquée, accom­pa­g­née et je dirais même qu’elle a été pre­scrite à la légère sans se souci­er des con­séquences sur le long terme sur ma santé. 

Par parhelie

Parhelie est féministe et sociologue du genre à ses heures perdues. Diagnostiquée à 25 ans, elle souhaite dès lors mettre son militantisme et ses connaissances au service de la lutte pour la reconnaissance de l'endométriose.

38 réponses sur « Bilan de 3 mois sous ménopause chimique (Décapeptyl) : tout ce que j’aurais aimé savoir avant »

J’ai une mal­adie nom­mée Endométriose de stade 4.
Le 22 juil­let 2020, je suis ren­trée à l’hôpi­tal Foch à Suresnes.
Une opéra­tion sous coe­lio­scopie suiv­ie d’une laparo­tomie… Donc deux très lour­des opéra­tions du ventre…
Je suis restée 12 jours en réan­i­ma­tion, une dure épreuve à sur­mon­ter mais je suis là…
Pour ceux qui se deman­dent ce que j’ai eu, mon cas est un peu unique dans le genre, j’ai fait une péri­tonite infec­tieuse avec une bat­terie e.coli qui s’est dévelop­pée dans mon colon, déjà atteint par de l’endométriose.
Il me reste encore de long mois de bataille avant d’apercevoir la fin du tun­nel, mais je vais me sur-battre
Car oui j’au­rais pu y rester !
A toutes les Endo­girl, nous les bat­tantes, je suis par­tie dans le com­bat decapeptyl pour 3 mois 👍
Du coup cela fait une semaine que j’ai com­mencé ce traite­ment j’ai comme effet :
 — bouf­fé de chaleur +++
 — impres­sion que je vais mourir
 — plus de joie de vivre
J’ai le traite­ment 11.25g
Après il lais­sent revenir mes regles elle sont revenu au bout de com­bi­en de temps vous ?
On vous à don­ner quoi de pas trop fort pour tenir les journées ?

Cor­diale­ment,
Julie Franck

Bon­jour et mer­ci pour ce témoignage. Les con­séquences que peu­vent avoir nos opéra­tions ne sont que trop peu mis­es en avant. Pour les règles, les miennes sont revenu 1 mois après les 3 mois de ménopause mais je sais que ça peut par­fois pren­dre plusieurs mois. Et pour tenir je pre­nais du Tra­madol donc ça reste un médica­ment fort mais les sub­stances moins fortes ne me fai­saient rien.

Tu a aus­si eu des pertes de sang durant les deux pre­mières semaines.
C’est mar­rant car moi les bouf­fé de chaleur durent pas 30 secondes.
Quand j’en est une je suis pas bien lonhtemps.…

Mon gyné­co­logue mas pre­scrit ce médica­ment sans me par­ler des effets sec­ondaires, jai eu a faire deux injec­tions à l’heure ou je vous par­le jai étais aux urgence 3fois car jai cru mourir sen­sa­tion d d’é­touf­fe­ment, courbatures,bouffées de chaleur,anxiété, dépres­sion, peur de tout. On mas même demandé de faire le test du covid car les médecins que je ren­con­tre ne croient pas que l injec­tion puisse avoir autant d effet. Je le décon­seille fortement

c’est ter­ri­ble comme on voit qu’on nous pre­scrit des choses sans pren­dre au sérieux les effets sec­ondaires. Ne pas croire que ça puisse avoir autant d’ef­fets alors qu’on est plein à les décrire …

Franche­ment je sais pas com­ment je vais faire pour tenir des mois comme ça j’ai envie de mour­rir par­fois telle­ment c dure.
Je ne dort plus du tout la nuit…
Peut être que mon deux­ième moi sera mieux.…

Je crois qu’on a décidé­ment toutes eu des effets sec­ondaires atro­ces avec ce médica­ment. J’ai aus­si eu bouf­fées de chaleur et énorme dif­fi­culté à gér­er mes émo­tions mais au con­traire ça me fai­sait énor­mé­ment dormir. Genre 18/20h par jour. J’é­tais con­stam­ment trop épuisée pour me lever. Pen­dant 3 mois. Aucune baisse de la douleur sur le moment mais après coup j’ai eu une péri­ode de mieux (de bien même, soyons hon­nêtes) qui a duré 1 gros mois. Mais même pour un mois de paix, ça ne valait pas le coup de m’in­fliger ça

Bon­jour,
J’ai 24 ans et ai été diag­nos­tiquée le 24 juil­let suite à une laparo­scopie. Je suis à un stade 3 qui touche égale­ment le sys­tème digestif.
J’ai com­mencé le decapeptyl il y a 2 semaines, les pre­miers jours je n’é­tais pas au top mais je Gerais bien. Et la depuis 3 jours gross­es douleurs dans le dos, les ovaires et le ven­tre a me pli­er en 2,sans par­ler des maux de tête, la fatigue et les douleurs dans les jambes. Avez vous égale­ment vécu ça ? Ça passe un peu après quelques jours ? Courage à vous toutes

Le com­men­taire date un peu mais vaut mieux tard que jamais, je suis sous Décapeptyl pour essay­er de faire dis­paraître un kyste du a une endométriose pro­fonde depuis un mois main­tenant. J’ai égale­ment eu de gross­es migraines, de la nausée de la fatigue et des douleurs artic­u­laires impor­tantes au début, un traite­ment avec des œstrogènes de sub­sti­tu­tion a aidé à atténuer ces symp­tôme au bout de quelques semaines. Je compte cepen­dant arrêter le traite­ment car mes douleurs ne passent pas et il me rend dépres­sive et sui­cidaire (désolée c’est pas très réjouis­sant mais je préfère être honnête).
J’e­spère que ton expéri­ence sera dif­férente et que tes symp­tômes s’atténueront.

Bon­jour Laura,
Je suis désolée d’avoir mis tant de temps à te répon­dre. Per­son­nelle­ment les douleurs sont arrivées très vite (dans la pre­mière semaine) et ne sont pas passées mais chaque per­son­nes est dif­férente et peut être que les votres vont par­tir. Je vous le souhaite. Courage et force !

Bon­jour
Sous decapeptyl 11,25. J’ai des migraines, prob­lèmes de peau, des bouf­fées de chaleur, douleurs mus­cu­laires et artic­u­laires. Sourtout prise de poids Certes je ne saigne plus mais effets indésir­ables trop nombreux. .

Bon­jour,
Vrai­ment désolée de lire ça. J’e­spère que ça s’estom­pera au fur et à mesure de la péri­ode de ménopause. En tout cas mer­ci pour le partage d’expérience.

Bon­jour,
Tout d’abord mer­ci beau­coup pour ce témoignage !
J’ai été hos­pi­tal­isée le 21 sep­tem­bre pour une forte anémie, on a décou­vert que j’avais un fibrome utérin très impor­tant ain­si qu’une embolie pul­monaire bilatérale
J’ai eu une injec­tion de Decapeptyl le 22 sep­tem­bre, je n’ai pas eu d’ef­fets sec­ondaires jusqu’à présent, je suis peut-être chanceuse, ou alors çà va venir. J’ai eu mes règles le 06 octo­bre, on m’a dit que le Decapeptyl pou­vait met­tre 15 jours à être vrai­ment effi­cace, mais depuis j’ai tou­jours des saigne­ments gyné­cologiques, je pen­sais au début que c’é­tait des règles qui duraient plus longtemps, mais je ne crois pas finale­ment, je pré­cise que je suis aus­si sous anti­co­ag­u­lants pour traiter l’embolie pulmonaire.
Il me sem­ble qu’on m’a aus­si dit à l’hôpi­tal que le Decapeptyl ne fonc­tion­nait pas chez toutes les femmes, peut-être fais-je par­tie de celles-là
On ne m’a pas beau­coup par­lé à l’hôpi­tal des pos­si­bles effets sec­ondaires que cela pou­vait occa­sion­ner, les médecins pour­raient mieux aver­tir des con­séquences qui sont loin d’être légères!!

Bon­jour,
Effec­tive­ment le Decapeptyl ne fonc­tionne pas à tous les coups. Il me sem­ble que c’est le mode d’ad­min­is­tra­tion qui est com­plexe. Il faut faire chauf­fer le liq­uide avec les mains et bien le sec­ouer avant de l’in­jecter et par­fois ça loupe quand on le fait pas assez vite. Mais ça peut aus­si être des saigne­ments gyneco. Dans tous les cas, je vous con­seille de deman­der au cas où à un medecin si ça lui parait nor­mal. Claire­ment les médecins sont trop légers sur les con­séquences du traite­ment. Ils se ren­dent pas compte de ce que c’est que de vivre ça au quo­ti­di­en après sans suivi.

Je suis sous Decapeptyl pour traiter mon endométriose . J ai pour l instant fait une seule injec­tion val­able 28 jours pour voir quels sont les effets sec­ondaires … Et bien franche­ment au bout d une seule injec­tion ça ne donne pas envie de faire la sec­onde car trop mal dans ma peau : insom­nies , irri­tabil­ité , perte d appétit , envies sui­cidaires , nausées , bouf­fées de chaleur et j en passe .… Je crois que je vais con­tin­uer le luthenyl 5 mg com­primé que je pre­nais juste avant cette piqûre qui donne plus d effets sec­ondaires que d amélioration

Bon­jour ,
Le Décaptyl a changé ma vie car j’ai eu des saigne­ments pen­dant et c’é­tait la seule solu­tion qu’il restait, je ne saigne plus depuis 4 mois mais je ne reprendrai plus car trop d’ef­fets sec­ondaires… je ne peux me faire opér­er compte tenu de la pandémie mais il faudrait que mon chirurgien trou­ve une solution…

Bon­jour,
Je suis sous decapeptyl et Femara suite à un can­cer du sein. J’ai com­mencé ce traite­ment il y a 6mois.
J’ai pris 20 kgs (je n’ai jamais mangé si équilibré 😢)
Bouf­fées de chaleur jour et nuit.
Vom­isse­ments, trou­ble de la vue, gross­es douleurs artic­u­laires et musculaires
Je ne dors pas plus de 2 h la nuit.
Fatigue extreme, déprime, cram­pes et là ça fait 2 fois en 3 mois que j’ai des saigne­ments comme des règles.
J’en ai dis­cuté avec le médecin mais la seule chose qui m’a fait faire c’est le test covid. Je suis très inquiète à cause de ces “règles”.
Comme j’ai pu lire précédem­ment, j’ai égale­ment l’im­pres­sion que ce corps n’est plus le mien, de ne plus être moi, que per­son­ne ne prends sérieuse­ment en compte nos douleurs et que seul le covid compte à l’heure actuelle.
Je n’en peu plus, la vie est courte et celle que je vis en ce moment est telle­ment dif­fi­cile. Je me dis que je dois faire un choix :
Me soign­er, nor­male­ment vivre plus longtemps mais ne plus pou­voir rien faire ou tout arrêter au risque de peut-être rac­cour­cir ma vie mais au moins prof­iter. Depuis que je prends ce traite­ment, je subit, je survi mais une chose cer­taine je ne vie plus.

Bon­jour Céline. Mer­ci pour ce témoignage très fort. Je com­prends totale­ment ce dilemme autour de la ménopause chim­ique. J’ai vrai­ment la sen­sa­tion qu’on nous la pre­scrit sans savoir que les effets sec­ondaires peu­vent être si forts et comme on ne nous écoute pas quand on le dit …c’est un cer­cle vicieux. J’e­spère que les soignant.e.s et vos proches vous accom­pa­g­neront dans ce choix, quel qu’il soit.

Bon­jour Céline, Suite à un can­cer du sein, j’ai des métas­tases dans les os, et je vais devoir pren­dre cette injec­tion de Decapeptyl d’i­ci deux jours. je vous com­prends tout à fait, avant d’avoir com­mencée le traite­ment, je pense déjà comme vous : vivre mais à quel prix ?
bon courage à nous toutes

Bon­jour, je souf­fre d’une ade­no­myose donc ma gyné­co ma pre­scrit decapeptyl 11.25 injecter il a tous juste 1 semaine,j’ai beau­coup étudi­er les effets indésir­ables avant l’in­jec­tion qui mon blo­quer à un point que je ne voulais plus le faire, mon médecin ma con­va­in­cu qu’il fal­lait met­tre mon corps au repos ‚mais aujour­d’hui les pre­mières migraine appa­rais­sent les douleur cer­vi­cale je suis sujet a de arthrose, je viens de voir vos mes­sages je m’in­quiète de la suite ‚chaque jours est dif­férent avant dif­férent signe mal de ven­tre mal dans le bas du dos, j’e­spère ne pas avoir fait le mau­vais choix en accep­tant l’in­jec­tion de 3 mois.

Bon­jour Valérie, mer­ci pour votre mes­sage. Il n’y pas de mau­vais choix nous pen­sons, il y a des ten­ta­tives et des essais pour se soulager et trou­ver le meilleur pour nous. Nous savons comme il est stres­sant de “se sur­veiller” pour éval­uer les effets sec­ondaires et voir si nous allons mieux, ou moins bien… Nous espérons que vous vous sen­tirez un peu mieux bien­tôt, en atten­dant vous pour­rez bien sûr ne pas renou­vel­er le décapeptyl au bout des trois mois. Courage et sou­tien vers vous !

Bon­jour à toutes,
Je suis aus­si sous decapeptyl pour con­trôler des men­nor­ra­gies dues à un uterus poly­fi­bro­ma­teux et partage avec vous mon vécu.
J’ai eu 2 injec­tions pour 6 mois de traite­ment. Durant le pre­mier mois de traite­ment, j’ai eu des saigne­ments con­ti­nus cau­sant une anémie avec une impor­tante chute de cheveux (une grosse poignée quo­ti­di­enne, heureuse­ment que j’en avais beaucoup!).Durant tout le traite­ment des bouf­fées de chaleur, des trou­bles du som­meil (réveil toutes les 1h30 du fait des bouf­fées), et une ten­dance à grossir, du coup j’ai essayé de lim­iter la prise de poids en faisant du sport (j’ai mal­gré tout pris 4kg), mais ce n’est pas tou­jours facile avec les douleurs artic­u­laires (surtout en début d’ex­er­ci­ce). J’ ai aus­si pris un com­ple­ment ali­men­taire pour reboost­er mes cheveux qui a plutôt bien fonctionné.
Mal­heureuse­ment la 2eme injec­tion n’a pas fait effet durant les 3 mois prévus, le traite­ment qui devait pren­dre le relais n’a pas pu être mis en place et j’ai du faire en cat­a­stro­phe une troisième injec­tion (youpi!) On espère que cela fonc­tionne et éviter ain­si une hysterectomie.
Je suis donc actuelle­ment à 7 mois de traite­ment decapeptyl avec tou­jours les effets désagre­ables et la fatigue qui en découle (allez plus que 2 mois, restons positives !!).
Bon courage à toutes avec ce traite­ment épuisant !

Bon­jour, on m’a diag­nos­tiqué l’en­dométriose en novem­bre l’an­née dernière (2019), j’ai eu le droit à l’in­jec­tion de decapeptyl 11,25mg en jan­vi­er pour ma part j’ai eu le droit ” les bouf­fées de chaleur a gogo, les insom­nies, mes règles sont revenus 6 mois après ” 5 mois après j’ai subi ma pre­mière opéra­tion , mais pen­dant l’opéra­tion mon gyné­co­logue a décou­vert avec la coe­lio­scopie que j’é­tais touché aux intestins . Après 2 mois (Août) de mon opéra­tion de nou­veau 1 injec­tion de decapeptyl 11,25 et tou­jours les mêmes effets sec­ondaires. Je suis suiv­ie par une spé­cial­iste dans le domaine, mon opéra­tion doit avoir lieu en décem­bre 2020. Et comme l’in­jec­tion ne fait plus effet en ce moment même où je vous par­le, j’ai hyper mal, très chaud elle m’a pro­posé de refaire une 3 ème excep­tion­nelle­ment. Pour les bouf­fées de chaleur j’u­tile “oestro­dose” et pour les douleurs ” tra­madol 50 et si jamais ça ne passe pas acu­pan avec un sucre”
Je sais pas si c’est parce que je suis très sportif en tout cas ça m’aide physique­ment mais je com­mence quand même à être épuisé avec le temps.
Bon courage les filles

Bon­jour à vous toutes
Je dois subi­ra pre­mières injec­tion le 13 décembre
J ai peur!!!
Je dois être opérée d une hys­terec­tomie en mars 2020
J ai peur des effets déjà fatiguée suite à un choc émo­tion­nel en mars dernier. Com­ment je vais le vivre seule
Mer­ci de vos réponse

Bon­jour à tous.

Avril 2020 on ma détec­té une tumeur bor­der­line au ovaires puis opéré et mis sous ménopause arti­fi­cielle le 24 mai 2020. ( plus endométriose stade 3 de puis 5 ans )

Traite­ment na pas fonc­tion­ner en juin mais seule­ment un mois plus tard en juillet.

Durant les 3 mois qui suiv­ent je n’est pas eu mes men­stru­a­tions chose qui et nor­mal carte l’in­jec­tion et cen­sé dur­er 3 mois.

Depuis tous les mois qui on suivi jusqu’à aujour­d’hui j’ai des douleurs une semaine par mois au bas-ven­tre comme quand j’ai mes men­stru­a­tions la sen­sa­tion de les avoir réelle­ment mais il y a rien.

Je voulais savoir com­bi­en de temps après l’in­jec­tion avez vous retrou­vée vos menstruations ? 

Je penser jamais dire sa un jour mes les miens me manque.… lol

Bon courage à tous…

Bon­jour,

J’ai eu mon injec­tion de decapeptyl pour endométriose en vu d’une sclérothérapie au début du mois de juin 2020 pour 3 mois. Au final mes règles sont revenus que ce mois ci (en mi décembre).
Après je pense que ça dépend de chacune.
Les miennes qui durent nor­male­ment 6 à 7 jours voilà main­tenant 2 semaines que je lès ai depuis le traitement.

Bon­jour
Suite à des règles abon­dantes et avec une hémo­glo­bine de 8,4 j’ai été hos­pi­tal­isé en urgence et on m’a injec­té decapeptyl 11.25. Au début je n’ai rien sen­ti mais pareil je ne dors pas bien, nausées vom­isse­ments manque d’appétit en plus au bout de 15 jours mes règles abon­dantes revi­en­nent là ils m’ont don­né un anti­co­ag­u­lant pour arrêter les saigne­ments et je vais me faire opér­er hys­térec­tomie utérus. J’espère que les effets du decapeptyl vont pass­er car je suis vrai­ment épuisé, j’ai l’impression que j’étais mieux sans cette piqûre.

Bon­jour,
J’ai une endo hor­mono dépendant.
Le traite­ment m’est pre­scrit 1 injec­tion tout les 3mois.
Au début c’est vrai que j’ai eu des saigne­ments, et même des règles. Mais les effets sec­ondaires sont nom­breux : insom­nies, car­diaque, perte de libido, sécher­esse, dif­fi­cultés à respir­er, douleur artic­u­laire, bouf­fées des chaleurs, fatigue et se rajoute main­tenant une diminu­tion de la vue et prise de poids !
Ce traite­ment est lourd, niveau moral étant naturel stressé il a aug­menter mon stress mais je suis bien entourée. On ne m’avait pas non plus expliqué tout cela avant de com­mencer, mais le traite­ment me per­me­ts d’aller mieux 1/2 mois sur les 3 mois de traitement.
Je refait un point courant jan­vi­er avec le médecin… J’aimerai tant une alternative !

Bon­jour, j’ai lu atten­tive­ment vos mes­sages, je vous félicite pour votre courage car cette mal­adie est très désagréable.
Ma femme atteint l’en­dométriose et l’adéno­myose son gyné­co­logue a lui pre­scrit decapeptyl et elle va le pren­dre demain.
Je vous remer­cie infin­i­ment pour tous vos témoignages, ça m’aide beau­coup pour savoir com­ment aider ma femme dans les prochains jours si elle présent quelques effets secondaires.
Je vous souhaite une bonne rétab­lisse­ment et je vous encour­age à con­tin­uer ce com­bat par­fois interminable.

Bon­jour à toute,
Je suis à mon 6ieme mois de decapeptyl et les seuls effets sec­ondaires que j’ai se sont ces hor­ri­bles et désagréables bouf­fées de chaleur mais je sens aus­si une petite aug­men­ta­tion de mon anx­iété. (Autant vous dire , de base je suis déjà une pro du stresse beau­coup de stresse et par­fois pour un rien donc je crois que sur ce point je decapeptyl a déclaré forfait.
Je prends ce traite­ment à cause de mon utérus fibro­ma­teux (il reste de tout petit fibrome dans les tis­sus internes de mon utérus suite à mon opéra­tion juil­let 2017 donc j’ai été sous Esmya puis suite à son inter­dic­tion j’ai com­mencé decapeptyl en juin)
Sinon à part ça, mes bouf­fées de chaleur survi­en­nent le dernier mois de traite­ment (le 3ieme mois) et non pen­dant mes 6 mois de traitement.
Vrai­ment… je vous souhaite beau­coup de courage, et soyons forte ! Ne nous lais­sons pas abattre.
Nous sommes des combattantes !
Nous sommes des reines !

Bon­jour, je viens de lire avec un vif interet votre expe­ri­ence rel­a­tive a votre traite­ment au Decapeptyl. J’en­tame moi-meme ma troisieme annee de traite­ment au Decap. Je suis sujet a la plu­part des effets sec­ondaires que vous men­tion­nez. Vous venez d’ap­porter de nom­breuses repons­es a mon com­porte­ment actuel. Le Decapeptyl bien que red­outable sem­ble pour le moment con­venir a mon organ­isme dans sa lutte con­tre un can­cer avance de la prostate. C’est un mal pour un bien. Je n’ai mal­heureuse­ment plus de vie sex­uelle ni de desir et j’en souf­fre mais je suis vivant. Par­al­lele­ment, je fume du cannabis et ben­e­fi­cie d’un traite­ment au CBD depuis le debut de ma mal­adie. Pas de pensees mor­bides chez ce sujet.

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