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Comment se passent les examens qui diagnostiquent l’endométriose ?

Article mis à jour le 18/07/2021

Tout d’abord, un point sur les examens qui permettent le diagnostic de l’endométriose. Il y en a deux : l’échographie endo-vaginale et l’IRM pelvienne. Bien sûr, tous les deux doivent être réalisés par des radiologues experts en endométriose.

En préambule, il nous parait indispensable de rappeler que l’échographie endo-vaginale n’est absolument pas obligatoire pour diagnostiquer l’endométriose et rien ne vous y oblige. Si vous ne souhaitez pas cet examen : refusez-le. Si la personne fait pression : partez.

L’acte endo-vaginale n’a rien d’anodin, si vous avez vécu des violences sexuelles, si vous avez des douleurs à la pénétration, si vous avez un nodule dans le vagin ou des douleurs vaginales/vulvaires, cela peut-être traumatisant et/ou très douloureux. Ne laissez pas un praticien vous dire que « vous ne devriez pas avoir mal », vous êtes seule en capacité de dire si ce sera le cas. Cependant, si vous êtes à l’aise avec tout cela, voici quelques détails.

L’échographie endo-vaginale

L’échographie endo-vaginale est différente de l’échographie sus-pubienne. Elle peut-être réalisée en cabinet ou à l’hôpital. Si c’est en cabinet vous pouvez demander à ce qu’unE proche vous accompagne pendant l’examen. L’échographie sus-pubienne est réalisée comme son nom l’indique, sur le pubis. À l’aide d’un gel, la sonde est posée sur le bas-ventre, le radiologue effectue des rotations afin de visualiser au mieux l’utérus, les ovaires, etc. Cela peut appuyer un peu. Dans le cas du diagnostic de l’endométriose, c’est l’autre type d’échographie qui nous intéresse : l’endo-vaginale. Celle-ci est réalisée par voie vaginale avec une sonde qui fait une dizaine de centimètres. Si vous savez que l’examen peut être douloureux : demandez à ce que vous soit prescrite une crème anesthésiante. Au bout de la sonde les capteurs permettent d’obtenir des images de l’utérus, des ovaires…. Vous serez allongée sur une table d’examen, vous gardez votre haut et enlevez le bas et culotte, les pieds dans les étriers possiblement. Vous pouvez tout à fait garder une écharpe sur votre sexe si vous le souhaitez. Le.a radiologue placera un morceau de latex (si vous êtes allergique, signalez-le), qui ressemble tout bonnement à un préservatif, sur la sonde.

Sonde pour échographie endo-vaginale avec les protections en latex
source : https://wombwithaviewblog.com/transvaginal-ultrasound/

Si vous le souhaitez, vous pouvez demander à insérer vous-même la sonde ! Le ou la radiologue n’a pas lieu de refuser. Ce sera lui ou elle qui orientera néanmoins la sonde quand celle-ci sera insérée dans le vagin. Si vous ne souhaitez pas faire ce geste, avec une main, le ou la radiologue insérera la sonde. La personne lira les images obtenues sur son écran avec l’autre main et bougera la sonde (petits mouvements latéraux) pour mieux voir. Les mouvements de va et vient (de haut en bas) ne font PAS partie du déroulé normal de cet examen, aussi, il n’y a pas d’insertion de gel par le.a praticien.ne dans le vagin. Le gel est mis par celui-ci au bout de la sonde. Si vous avez mal, si ne vous sentez pas bien, si vous ressentez un quelconque malaise : arrêtez l’examen.

Le ou la radiologue vous donnera « en direct » ses premières constatations, commentera à voix haute, vous pouvez bien sûr poser toutes les questions que vous souhaitez. Vous pouvez demander à regarder les images afin qu’iel vous explique ce qu’iel voit. A la fin de l’examen, vous pourrez vous rhabiller, le ou la radiologue vous donnera un compte-rendu écrit qui rassemblera toutes ses observations.

L’hystérosonographie

Plus rarement, on peut vous faire passez une hystérosonographie. C’est un examen que l’on fait à l’hôpital avec un spécialiste. Il s’agit d’une échographie endo-vaginale pour laquelle on utilise une solution saline qui est injectée dans l’utérus. Cette technique permet de mettre en relief l’utérus pour voir l’endomètre et les trompes de Fallopes afin de détecter d’éventuelles anomalies ou une obstruction de ces dernières.

Le praticien utilise un spéculum pour mettre un mini cathéter qu’il insère par le col de l’utérus afin de remplir la cavité de solution saline pendant qu’il fait l’échographie endo-vaginale. Vous pouvez demander à insérer vous-même la sonde (qui est la même que pour une écho endo-vaginale classique) mais pas le cathéter.
Il est possible de ressentir un malaise et des crampes à cause du cathéter et de l’injection du produit. Ces sensations se dissipent généralement après l’examen. Vous sentirez aussi le liquide passer et couler lorsqu’il sera introduit. Il est un peu froid mais ne provoque pas de douleur.

Le reste se passe exactement comme une échographie endo-vaginale. Vous enlevez seulement le bas et vous pouvez garder un tissu sur le pubis. Vous pouvez également demander du gel anesthésiant si la pénétration vous fait mal.
Le praticien commentera en direct les images qu’il voit, et vous pouvez poser des questions ou arrêter l’examen à tout moment. Une fois fini, on vous fera aller aux toilettes pour évacuer le liquide et vous pourrez vous rhabillez. On vous donnera le compte rendu ainsi que les images de l’examen.

Il peut être utile de prévoir une serviette pour le trajet de retour si tout le liquide n’a pas été évacué !

L’IRM pelvienne

L’IRM pelvienne pour le diagnostic d’endométriose se passe en hôpital ou clinique. Avant l’examen, on peut vous envoyer un questionnaire à remplir afin de connaître vos éventuelles pathologies, si vous êtes porteur d’appareils électronique (Tens, pacemaker…) si vous êtes claustrophobe et vos informations personnelles (âge, poids, taille). L’IRM est une grande machine, qui ressemble à un tunnel, dans lequel vous allez entrer en position allongée, position dans laquelle vous resterez. Il n’y aura pas de manipulations sur votre corps pendant l’examen. Vous ne pourrez pas être accompagnée à ce stade, votre proche devra rester en salle d’attente.

Lorsqu’on vous appellera, on vous demandera si vous n’êtes pas enceinte ou susceptible de l’être (rapport aux rayons de la machine). On vous fera rentrer dans un petit box fermé où on vous demandera de vous déshabiller, vous gardez uniquement votre culotte. On vous demandera d’enlever tout objet métallique, les piercings inclus s’ils sont dans la zone visée. Pensez à préciser aux soignants si vous avez des tatouages sur la zone qui sera analysée par la machine. En effet, l’IRM peut provoquer des brûlures sur la peau tatouée. On vous placera alors une épaisseur supplémentaire sur la peau, ou même une poche de froid.

On vous prêtera une petite blouse (souvent transparente ou ouverte aux fesses) d’hôpital. Si ce n’est pas le cas : réclamez-en une. Ensuite, on vous demandera peut-être d’insérer du gel d’échographie dans le vagin, peut-être dans le vagin et l’anus (plus rare). Nous restons prudentes dans ces informations car s’il semble que les IRM avec injection de gel se généralisent, ce n’est pour autant pas encore systématiquement le cas. De la même manière, si l’injection peut-être demandée dans le vagin, elle est plus rarement accompagnée d’une injection dans l’anus (surtout dans le cas d’une première IRM). Demandez, lorsque vous prenez rendez-vous avec le secrétariat s’il y aura utilisation d’un produit de contraste ou de gel, et pour quelles zones, pour savoir à quoi vous devez vous préparer.

Le gel permet de réaliser une opacification afin de bien baliser les zones explorées. Comment se passe l’injection ? Soit vous serez dans la pièce juste avant celle de l’IRM, la personne tirera alors un rideau autour de vous, soit vous serez déjà dans la salle de l’examen. L’un ou l’autre n’a pas beaucoup d’importance, ce qui en a en revanche, c’est l’absolue intimité dont vous devez bénéficier. Si ce n’est pas le cas : réclamez-la. On va vous fournir une seringue remplie d’un gel épais et transparent, parfaitement inodore ainsi qu’une serviette hygiénique car le produit va, au contact du vagin, se réchauffer, se liquéfier et couler. Ce sont des serviettes assez épaisses et peu confortables, vous pouvez donc en prévision prendre les vôtres. C’est une seringue assez imposante (sans aiguille bien entendu) et la dose de produit l’est aussi. Vous devrez vous l’injectez vous-même. En aucun cas, unE manipulateur/trice fera ce geste pour vous, si c’est le cas, refusez. On va vous mettre en position semi-allongée ou allongée, si vous n’êtes pas à l’aise dans ces positions pour vous injecter le produit, vous pouvez tout à fait rester debout. Une fois laissée seule, respirez un coup. Tout va bien se passer. Par exemple, si vous êtes assise/allongée, les jambes un peu ouvertes, vous allez placer l’embout de la seringue à l’entrée du vagin, exactement comme si vous tentiez de placer un miroir pour voir votre vulve. Vous pouvez insérer l’embout de la seringue sur un petit centimètre à l’entrée du vagin pour être sûre d’être bien en place. En poussant doucement sur le « piston » vous sentirez une petite sensation de froid, c’est le contact du produit sur les parois vaginales. C’est un peu le même geste que pour mettre un tampon avec un applicateur. Il est possible que pour certain’es, l’injection du gel dans le vagin provoque des douleurs et/ou des saignements. N’hésitez pas à en parler aux manipulateur’ices si c’est votre cas.

Si on vous demande une injection dans l’anus, c’est le même principe que pour celle dans le vagin. Prenez la position dans laquelle vous êtes à l’aise pour le faire (assises, debout, accroupie). Vous aurez la même seringue et la même quantité de gel à insérer que pour le vagin. L’embout de la seringue, même s’il est petit rassurez-vous, peut faire mal lors de l’introduction dans l’anus : vous pouvez faire sortir un peu de gel pour vous en servir de lubrifiant afin de l’insérer plus facilement et sans douleur. Nul besoin de l’enfoncer très loin, un centimètre suffit. Vous n’avez plus qu’à presser le piston pour libérer le gel à l’intérieur. La sensation de froid indique que le produit est bien passé.

Une fois que le produit est inséré, l’examen peut commencer. On vous enlèvera vos lunettes si vous en avez, puis on vous placera sur le ventre/bas du ventre des plaques de métal (c’est pour de meilleures images) : vous sentirez donc un poids à ce niveau tout le long de l’examen. Vous allez rentrer dans tunnel, les pieds d’abord.

IRM pelvienne classique
source : https://www.youtube.com/watch?v=kH242MFrMoY

Une fois en place dans la machine, si vous basculez la tête légèrement vers l’arrière, vous verrez l’extérieur, le « plafond » du tunnel est à 30 cm au dessus de votre tête. Vous pourrez également voir l’extérieur en regardant le bout de vos pieds. L’IRM se déroule généralement en deux sessions de 10/15 minutes. Cela peut durer de 20 à 40 minutes. On vous donne une petite pompe dans la main gauche, c’est un bouton d’appel. S’il se passe quoique se soit durant l’examen, vous pouvez appeler pour que l’on vous aide. En fait, on vous entend, et on vous parle, vous êtes en lien radio avec la cabine de radiologie dans une autre pièce à côté.

Le bruit d’une IRM peut-être impressionnant : cela ressemble à des bruits de marteau-piqueur, c’est assez fort. Dans la plupart des cas, on vous donne un casque avec de la musique pendant ces séries de bruits. Cela n’empêche pas d’entendre la voix du ou de la radiologue qui vous donne des indications sur le déroulé. On va beaucoup vous demander de ne pas bouger, tentez de respirer le plus tranquillement possible. Si vous avez chaud ou froid, dites-le, ils peuvent moduler la température. Il peut arriver que votre ventre ait trop de spasmes (souvent des gaz), ce qui empêche d’avoir de bonnes images du bassin pelvien. Ainsi pour le calmer, on vous proposera une injection de spasfon en intraveineuse.

A la fin, prenez le temps tranquillement de retrouver la position assise, puis, debout. On vous invite à passer aux toilettes pour notamment évacuer une partie du gel. Si jusque là vous avez gardé la serviette hygiénique fournie par l’hôpital, vous pouvez ainsi mettre la vôtre, restée dans votre « box ». Le produit va continuer de couler un petit moment, ce n’est pas forcément une sensation très agréable. Vous êtes invitée à vous rhabiller, puis à rejoindre la salle d’attente. Le ou la radiologue vous appellera ensuite et vous fera, de visu, le compte-rendu des ses observations. Une fois fait, vous repartez en salle d’attente, puis on vous rappelle une dernière fois pour obtenir le compte-rendu écrit et le CD des images (certains services d’imagerie, notamment à Paris, peuvent vous demander de récupérer le compte-rendu ultérieurement, si vous n’êtes pas de la région, il vous faudra le signaler pour pouvoir repartir avec).

IRM à champs ouverts et champs larges

Il est bon de savoir qu’il existe des IRM à champ ouverts ou larges qui peuvent aider les personnes claustrophobes à passer cet examen plus sereinement. Pour les personnes grosses, il existe des IRM à champs larges. Ces machines sont également idéales pour les personnes handicapées qui ne peuvent pas se coucher complètement. Malheureusement ces types d’IRM sont assez rares mais vous pouvez en trouver la liste sur ce site pour voir s’il y en a près de chez vous.

IRM à champ ouvert.
source : https://www.openmrizen.com/fr/info/quoi-irm-scan-champ-ouvert/

A noter : les délais pour passer une IRM sont parfois très longs (plusieurs mois).

En résumé

Pour l’échographie endo-vaginale et l’hystérosonographie, on peut :

  • Insérer seule la sonde
  • Demander un gel anesthésiant à mettre avant l’examen
  • Refuser les étriers et mettre un châle/écharpe sur son sexe
  • Se lever et se casser si on est maltraitées

Pour l’IRM, on peut :

  • Demander en avance si utilisation d’un produit de contraste ou de gel et dans quelles zones
  • Amener ses propres serviettes hygiéniques (un peu épaisse c’est mieux)
  • Faire respecter son droit à l’intimité (ne pas être vue, être couverte)
  • Se lever et se casser si on est maltraitées

NB : Il arrive que ces examens ne suffisent pas au diagnostic d’endométriose. Dans une partie des cas, les lésions ne sont pas visibles à l’imagerie. Ce n’est pas parce que les imageries reviennent « négatives » qu’il n’y a rien ! Il faudra alors passer par une cœlioscopie. Il existe d’autres types d’examens pour mesurer les atteintes neuropathiques, digestives et/ou pulmonaires. Nous reviendrons sur ces différents examens dans un second article.

24 réponses sur « Comment se passent les examens qui diagnostiquent l’endométriose ? »

Merci beaucoup pour cet article !
J’ai une interrogation : j’ai été diagnostiquée par IRM pelvienne il y a 3 ans.
Depuis 6 mois, des douleurs récurrentes à la poitrine ont amenées mon médecin a me prescrire un examen pour détecter d’éventuelles lésions thoracique. Or, ma médecin généraliste m’a prescrit un scanner comme examen.
Selon vos ressources, est ce que le scanner permettra de déceler quelque chose ? Elle est très à l’écoute mais pas du tout spécialiste..
Encore merci !

Bonjour! Merci de votre message et navrée du temps de réponse, nous n’avions pas de retours très clairs à ce sujet. Il nous semble que l’échographie et le scanner thoracique sont en effet tout indiqué pour détecter ce genre de lésions. Ce qui parait essentiel est surtout la personne qui lira vos images et ses compétences en endométriose ! Plein de pensées vers vous pour les examens à venir.

Merci pour toutes ces infos ! J’ai passé ma 1ère IRM la semaine dernière et j’avais heureusement lu cet article avant de m’y rendre. Quelques précisions néanmoins : on m’a demandé de faire un lavement la veille; et on m’a bel et bien demandé d’insérer du gel dans le vagin (et uniquement là) mais on ne m’a pas fourni de serviette hygiénique… J’avais ramené la mienne sur vos bons conseils, ça m’a sauvé mes fringues !

Merci beaucoup de votre message… Nous sommes heureuses de savoir que ça vous a permis d’anticiper tout ça et vous sentir, ainsi, mieux !! Pour le lavement je peux vous demander s’il y avait suspicion d’atteintes digestives ? Nous en parlons dans le collectif mais il semble pour l’instant que la demande de lavement est assez rare…

Je viens de découvrir votre site avec surprise et grand plaisir de découvrir un contenu féministe autour de l’endométriose.
J’ai eu les larmes aux yeux en lisant cet article : tant de soin à décrire précisément le déroulé des examens, tant de respect et de bienveillance envers les personnes concernées…

J’ai fait 2 échos endo-vaginales pour suspicion d’endométriose (une par une SF qui m’a orientée vers un gynéco qui en a refait une plus précise), la dernière datant d’il y a quelques jours, qui a conclu à une adénomyose, et des endométriomes.
Le gynéco m’a prescrit une IRM, m’a prévenue que j’aurais du gel dans le vagin ainsi que l’anus, ce qui m’a été confirmé par la personne que j’ai eue au téléphone en prenant RV. Je devrais être à jeun 5h avant et me faire un lavement rectal. L’hôpital doit m’envoyer une ordonnance pour la « pipette » que je devrais utiliser pour ça.
A ce jour mes symptômes sont plutôt légers par rapport à d’autres personnes (douleurs aux premiers jours de règles et parfois douleurs aux rapports), il n’y pas d’éléments forts qui suggèrent des atteintes digestives.
J’appréhende évidemment l’examen à cause du lavement et du gel, je ne m’attendais pas à ça pour une IRM (je pensais avoir fait le plus dur en terme d’examens gynéco avec l’hystérographie – pour un parcours de PMA), mais je crois que je préfère faire « la complète » pour savoir à quoi m’en tenir sur la maladie me concernant…

Bonjour,

C’est exactement ce que j’ai pu vivre. Dommage de ne pas vous avoir lu plus tôt.
J’ai aussi eu droit au lavement la veille et le matin de l’IRM. L’examen n’a pas trouvé de lésions. Néanmoins mes douleurs et symptômes persistent avant, pendant et même après les règles. Je suis un peu perdue car serait il possible que cela, malgré, un radiologue spécialiste, soit passé inaperçue ?
De plus, j’ai eu droit aussi au gel à devoir insérer. Le probleme est que dans une pièce sur une chaise sans table d’examen pas simple, je viens même à me demander si j’ai fait ce qu’il fallait et culpabiliser sur la suite du diagnostic….
Avant cela, j’avais eu une écho endormie vaginale mais que je ne souhaite pas renouveller car la médecin était froide, impatience et m’a fait mal. « Si vous ne vous détendez pas on y arrivera pas, je verrais rien donc respirez ! « . Tout ça pour qu’au final elle me dise j’ai pas pu voir grand chose mais de toute façon il faut faire une IRM pour confirmer ou infirmer l’endométriose… En gros j’ai  » Souffert  » pour rien.

J ai fait une irm pelvienne hier le 28 avril, le medecin m aurait prevenu si il avait quelque chose
Merci pour vos réponses

Bonjour,

Normalement vous auriez dû avoir le compte-rendu de l’examen après l’avoir passé. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez toujours contacter votre médecin pour avoir le résultat. Vous êtes en droit de savoir, même s’il n’y a rien.

Belle journée

Bonjour,
Merci beaucoup pour cet article qui détaille avec précision et respect les étapes de l’IRM pelvienne. J’ai moi même rdv dans 2/3 semaines environ et pour pas vous mentir, cela me stress un peu.
Selon vos ressources, est ce dérangeant d’avoir ses règles pendant l’examen ?

Bonjour Lou !
Avoir ses règles pendant l’examen n’est pas dérangeant. D’après certain’es, les nodules se verraient même mieux et seraient plus facilement remarqués grâce au saignement.
Niveau « pratique », ça ne gêne pas non plus pour mettre le gel (il vaut mieux éviter les protections périodiques internes pour le temps de l’examen tout du moins).
J’espère que tout se passera bien pour toi 🙂

Bonjour,
J’ai eu une IRM pour détecter une possible endométriose il y a quelques jours et j’ajoute un élément important qui manque à l’article et qui m’aurait honnêtement épargné un certain traumatisme si je l’avais su. S’il vous plaît parlez-en dans l’article.
Le gel m’a fait extrêmement mal.
Je n’étais pas du tout au courant pour le gel de balisage anal et vaginal, l’assistante m’a informé de ça pendant que je me déshabillait, d’une manière très vague. C’est seulement quand j’ai dû m’allonger sur le côté sur la table d’IRM en blouse qu’on m’a dit que j’aurais un gel anal et vaginal. Vous pouvez imaginer le choc psychologique, surtout à 21 ans! La médecin et l’étudiante/assistante ne m’ont jamais donné l’option de le faire moi même, j’aurais tant aimé avoir lu votre article avant. J’ai réussi à m’apaiser un peu et n’ai pas eu mal au moment du gel anal.

Par contre au moment où elle m’a inséré le gel vaginal, j’ai eu une douleur absolument terrible. J’avais déjà eu deux échographies vaginales sans douleur alors je ne m’attendais pas à avoir de problème. La douleur était tellement forte et un tel choc que j’ai immédiatement pleuré. Elles ne m’ont pas prise au sérieux, et après 2-3 phrases pour me dire que la douleur allait passer, elles m’ont dit de baisser les jambes, elles m’ont mis le casque sur les oreilles et mis directement dans la machine d’IRM. J’étais encore en pleur avec des fortes crampes (similaires à mes crampes de règles qui mènent à cette suspicion d’endométriose). Vous pouvez imaginer mon traumatisme d’être allongée en robe d’hôpital en papier, les bras en l’air, en pleur dans un tube d’IRM. Je ne pouvais même pas sécher mes larmes comme elles m’avaient dit que je ne pouvais pas bouger les bras pendant l’IRM. J’ai eu des saignements vaginaux importants en allant aux toilettes après, j’ai dû insister pour pouvoir poser des questions à la médecin qui avait déjà enchaîné sur l’IRM suivante. Elle m’a dit sans poser de question que ça passerait, et suite à ma demande pour avoir une serviette hygiénique (absolument aucun médecin ou secrétaire ​ne m’avait conseillé d’en ramener avant, je pensais rester habillée tout l’examen et avoir juste une injection dans le bras), elle m’a dit d’utiliser du papier toilette pour mes saignements. Je me suis sentie humiliée.
Seulement plusieurs jours plus tard après ma plainte auprès de l’hôpital on m’a dit que la douleur au moment de l’injection du gel pouvait être due à une possible endométriose.
S’il vous plaît, parlez dans l’article des possibles douleurs. J’aurais tellement, tellement aimé savoir.
Et évitez la clinique de St Martin Boulogne-sur-Mer où plusieurs fois mon intimité et ma douleur n’ont absolument pas été respectées

Je suis sincèrement désolée de ce que tu as pu vivre lors de ton IRM. Ce n’est absolument pas normal que tu n’ai pas eu le choix ni la possibilité de mettre le gel toi-même, encore moins qu’on ne t’ai pas prévenue au moment de te changer. Cette manière qu’on les soignants ont de prendre « possession » de nos corps est inadmissible.

Je vais ajouter la possibilité que l’introduction du gel puisse faire mal au cas où d’autres personnes vivraient la même chose que toi.

J’espère qu’aujourd’hui tu te sens un peu mieux et que tu trouveras des soignants plus à l’écoute pour la suite de ton parcours. Tout mon soutien <3

Bonjour
Je voulais savoir si verbalement on na exprimé un refus pour une écho endo vaginale en passant par les urgences pour seignement sous pillule pour une endometriose et que on vous dit OK je vais juste regarder sens la faire étant vierge que vous vous installé et malgré le non consentement on vous inséré direct la sonde et en plus on vous répond vous avait peur et moi je décide je suis le médecin (interne)j’arrêterai quand j’aurais tout vus.
Et que vous avait pas la preuve car la vois de pasage n’est pas sur le rapport d’examens et que on vous a pas donnais les images.

Merci

Bonjour,
J’aimerais savoir à quoi ressemble exactement la seringue pour le gel. J’ai un très fort vaginisme et je ne peux rien mettre là dedans, pas un qpmlicateur de tampon en tout cas. Est ce qu’on peut faire l’examen sans?

La seringue est assez « grosse », plus qu’un applicateur de tampon mais l’embout est beaucoup plus petit (plus qu’un crayon). Je vous conseille de le préciser au moment de l’IRM pour voir avec les soignant’es ce qui peut être fait pour ne pas vous faire de mal et que tout se passe bien. Et vous avez totalement le droit de refuser un geste médical, quoi qu’ils en disent. L’examen est possible sans, mais le gel permet de mieux lire les images.
J’espère que tout se passera bien 🙂

Bonjour je sais que c’est un peu debile comme question mais je voulais savoir si on peut voir à l’Irm si il y a eu des relations sexuel ou pas car je dois en passer une à la fin du mois voilà ça me rassurerait ou pas suivant la réponse… merci (je vais avoir 16 ans)

Bonjour,
Il n’y a pas de questions bêtes rassures-toi. Pour la réponse, je ne pense pas qu’on puisse détecter à l’IRM s’il y a eu relations sexuelles ou pas.
J’espère que ça se passera bien.

Bonjour , je dois passer une IRM pelvienne le 8 février. J’ai peur de faire une crise d’angoisse dans le tunnel ..
J’avoue que j’ai très peur.
Et ça peut paraître bête mais je ne veux pas mettre de gel dans mon rectum ..
J’ai peur des effets secondaires du gel dans le rectum ( diarrhée, gazs , douleurs pendant et après etc .. )
Est ce possible de refuser le gel dans l’anus ?
Est ce qu’il y a beaucoup d’effets secondaires concernant le gel après l’IRM ? Comment s’evacue t’il au niveau du rectum ? Est ce que c’est douloureux ?

Désolée mes questions peuvent paraître bête , j’ai une phobie et ça m’angoisse terriblement..

Merci à vous!
Bonne soirée 🙂

Bonjour Emma !

Tes questions ne sont pas bêtes, et tes inquiétudes légitimes.
L’insertion du gel peut être douloureuse pour certaines personnes, mais généralement ça se passe plutôt sans douleur.
Personnellement, je trouve ça désagréable et froid, mais pas douloureux (à part l’embout de la seringue, il vaut mieux appliquer du gel dessus avant). Je n’ai pas noté d’effets secondaires.
Pour son évacuation : ça se fait au moment d’aller aux toilettes et ça s’évacue plutôt bien. Tu peux y aller de suite après l’IRM, il doit y avoir des wc pas loin des cabines pour se changer. Je te conseille quand même de prendre une serviette périodique, notamment pour le gel que l’on met dans le vagin qui peut continuer de s’écouler un peu après.

Si cela te fait vraiment peur, tu peux refuser de le mettre. On ne peut pas t’y obliger ou te faire du chantage. L’IRM est tout à fait possible sans.

Concernant l’angoisse dans le tunnel, sache que déjà tu n’y seras pas en entier, seulement la partie basse du corps. Ensuite, il me semble que tu peux le préciser dans le questionnaire (quand ils demandent si tu es claustrophobe) et demander quelque chose pour te calmer au moment de passer l’examen. Tu peux aussi en parler à ta/ton MG et demander un cacher pour te détendre et t’aider le jour J.

J’espère que j’ai répondu à tes question 🙂

Bonjour,

Je fais une IRM pelvienne dans 1 semaine et je voudrais savoir si il y a besoin de faire une injection lors de cet examen ?
Merci

Bonjour,

Dans la plupart des cas, il n’y a pas d’injection de produit en intraveineuse. Par contre il y a souvent injection de gel dans le vagin et le rectum que l’on fait soi-même.

Bonjour je suis tombé par hasard sur ce forum
Bah Mon.dieu je suis dépité la de voir que je vais passer un sale moment
Déjà que je dois faire un lavement rectal le mardi 17 mai au soir car mon irm est pour le 18mai à 12h
Pure si on doit encore mettre du gel ds le vagin et l’anus ça me fait vraiment suer d’avance
En plus je suis sur que je vais avoir mal car lors de lhistoscopie j’ai eu mal
Pffff mon.dieu j’appréhende

Bonjour Katy,
Peut-être pouvez-vous demander quelque chose pour l’angoisse et pour la douleur à prendre juste avant d’aller à l’IRM ?
N’hésitez surtout pas à en parler aux manipulateur.ices le jour J !
J’espère que tout se passera bien pour vous.

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