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Au quotidien Gestion de la douleur

S’habiller avec l’endométriose

cintre vide
Pho­to by Andrej Lišakov on Unsplash

L’en­dométriose n’af­fecte pas seule­ment notre san­té physique et men­tale, notre vie sociale, notre con­fi­ance en soi et en l’avenir… elle touche aus­si le quo­ti­di­en, dans ce qu’il a de plus sim­ple et anec­do­tique. Quand vient le moment de s’ha­biller, elle nous rap­pelle, dans notre chair, qu’elle est bel et bien là.

Car la douleur trans­forme le corps, gon­fle le ven­tre, crispe le dos, con­tracte les jambes, le bassin… cer­tains vête­ments ne nous vont plus. Le con­fort prime.

Voilà pourquoi j’ai mis de côté quelques jeans, qui m’enser­raient le bas-ven­tre ; des robes cin­trées et jupes rigides, qui m’empêchaient de respir­er ; les t‑shirts et pulls ajustés, qui met­taient trop en valeur ce que je ne voulais plus voir.

J’en con­serve quelques uns pour les bons jours, mais ils ont, pour la plu­part, lais­sé place aux basiques de l’en­dométriosique : les leg­gings con­fort­a­bles, ajusta­bles à la taille ; les jupes à élas­tique, qui ne ser­rent pas mais restent joli­ment posées sur la taille ; les robes-pulls ou celles cein­turées sous la poitrine, pour avoir le ven­tre libre de gon­fler si l’en­vie lui prend…

La ques­tion du vête­ment sem­ble être un prob­lème bien léger à côté du reste, mais elle impacte finale­ment beau­coup le quo­ti­di­en ; et donc le moral. Je fais désor­mais atten­tion à ce que j’achète, en véri­fi­ant que je me sens à l’aise physique­ment. L’en­dométriose m’ac­com­pa­gne partout, dans les mag­a­sins de vête­ments, devant ma pen­derie, dans la rue ou au tra­vail. Chaque type de douleur est anticipé, au cas où. N’est-ce pas un peu… triste ?

La mal­adie est insi­dieuse, car elle s’in­stalle dans cha­cune de mes pen­sées et vient tou­jours met­tre en doute chaque ren­dez-vous, chaque événe­ment, chaque sor­tie : serai-je capa­ble ? Et si la douleur survient ? Et si le ven­tre gon­fle ? Et si, et si ? Je fais alors atten­tion à beau­coup de petits détails – comme s’ha­biller con­fort­able­ment – pour réduire le risque au max­i­mum… A quel prix ? Celui d’un quo­ti­di­en léger et spon­tané.

Par Criteine

A 30 ans, j’apprends que je suis atteinte d’endométriose. Je me bats désormais chaque jour pour vivre avec, tout en continuant de chanter, rire et faire rire. Sinon, j’aime les girafes, manger des tomates et du fromage.

3 réponses sur « S’habiller avec l’endométriose »

Comme je me vois dans ton témoignage. J’ap­préhende l’hiv­er car il faut mieux s’ha­biller, jeans pulls etc.. Le reste du temps, c’est pan­talon en toile, leg­gings, robe, pyja­ma.. Le quo­ti­di­en n’est vrai­ment pas sim­ple pour nous les Endo­girls..

L’avantage de l’hiver, ce que l’on peut s’emmitoufler en cas de ven­tre qui gon­fle subite­ment. ❤️ courage à toi !

Bon­jour,
Avec la névral­gie puden­dale, on a des brûlures vul­vaires Per­ma­nentes qui oblig­ent a trou­ver des vête­ments hyper sou­ples. Et quand on a ca par­mi d’autres choses (fybromyal­gie, colopathie…) on se dit qu’il n’y a aucun domaine de la vie courante qui ne soit pas touché.
Des fois j’envie toutes ces por­teuses de jean. Des fois je me dis qu’il y a sûre­ment bcp de femmes qui ont ce genre de prob­lèmes.
Bot­tines +leg­gings ça marche plutôt bien l’hiver.
Et quand on préfère les bas­kets se met­tre en quête de leg­ging évasé est indis­pens­able, trou­vés sur Zara ou man­go.
Bonne journée

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