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Manuel d’autodéfense Médecine

Tribune : « Il faut dissoudre l’ordre des médecins »

En tant que femme — et plus encore en tant que per­son­ne trans ou non binaire, nous sommes exposées aux vio­lences médi­cales. Nos douleurs sont sou­vent niées, mal con­sid­érées et cela dans l’indifférence générale.

L’endométriose, en rai­son du nom­bre de pro­fes­sion­nels de san­té qu’elle met sur notre chemin et la mécon­nais­sance de la patholo­gie, nous expose à des vio­lences médi­cales. Rares sont les malades chroniques qui n’en ont pas vécu. 

On est alors tenté·es de se tourn­er vers le recours le plus évi­dent pour dénon­cer les abus dont nous sommes vic­times : l’ordre des médecins, dont la régu­la­tion des pra­tiques est en théorie la mis­sion. Toute­fois, bien trop sou­vent, on se heurte à un mur et les chances de voir une plainte aboutir sont bien minces. En témoignent les dif­férents scan­dales qui ont vu le jour ces dernières années. L’ordre fail­lit à sa mis­sion de pro­téger les patientes et patients. Étant don­né l’am­pleur du dys­fonc­tion­nement, c’est tout le sys­tème qui est à revoir. C’est pourquoi nous nous asso­cions à cette tri­bune deman­dant sa dissolution.


« Il faut dissoudre l’ordre des médecins » :

Après le rap­port acca­blant de la Cour des Comptes paru en décem­bre 2019, l’ordre des médecins tente de se jus­ti­fi­er et réaf­firme « être au ser­vice des médecins dans l’in­térêt des patient·e·s ». Comme pour l’ensem­ble des ordres des pro­fes­sions de san­té, l’or­dre des médecins se présente comme indis­pens­able. Qui l’or­dre sert-il vrai­ment ? Dans l’in­térêt de qui ?

1) L’or­dre des médecins affirme représen­ter l’ensem­ble des médecins et se tar­gue de pou­voir ain­si con­seiller les pou­voirs publics. Mais l’u­nité pro­fes­sion­nelle qu’il affiche est fac­tice. L’oblig­a­tion faite à chaque médecin de s’y inscrire pour pou­voir tra­vailler con­duit l’or­dre à être de fait un syn­di­cat oblig­a­toire. Les médecins ne choi­sis­sent donc pas d’être représenté.e.s par l’or­dre, ils et elles y sont contraint.e.s. Et encore représen­tés est un grand mot, puisque la par­tic­i­pa­tion aux élec­tions départe­men­tales est à moins de 30%. Les autres élec­tions sont pyra­mi­dales. La démoc­ra­tie à l’or­dre n’est donc ni directe ni représen­ta­tive. Le rap­port de la Cour des Comptes mon­tre bien que sa gou­ver­nance est soci­ologique­ment peu représen­ta­tive de l’ensem­ble des médecins en exer­ci­ce et surtout qu’elle est fer­mée avec des cumuls de man­dats très fréquents. Nous sommes donc en droit de nous deman­der à qui béné­fi­cient les “con­seils” de l’or­dre des médecins, a for­tiori face à la désor­gan­i­sa­tion ter­ri­to­ri­ale des soins de pre­miers recours mais aus­si de sec­ond recours, sans par­ler de la crise majeure que tra­verse l’hôpital pub­lic. L’or­dre a longtemps pris posi­tion con­tre l’ex­er­ci­ce col­lec­tif de la médecine, il fait aujour­d’hui preuve d’un silence assour­dis­sant face à la pri­vati­sa­tion à peine masquée de l’hôpi­tal. Les insti­tu­tions publiques n’ont vis­i­ble­ment pas besoin de l’or­dre pour les “con­seiller” et s’in­téressent plus aux notes de think-tanks libéraux qu’aux com­mis­sions obscures de l’or­dre. Les médecins ont toute lib­erté pour adhér­er à des syn­di­cats qui se char­gent déjà de les représen­ter et de défendre leurs intérêts.

2) L’or­dre des médecins se présente comme le garant de la déon­tolo­gie dans le dou­ble but de veiller à la qual­ité des soins et de défendre l’indépen­dance et l’hon­neur des professionnel·les. De quelle qual­ité des soins par­le-t-on lorsque l’or­dre des médecins con­teste le droit à l’IVG pour toutes les femmes ? ou bien lorsqu’il s’op­pose au tiers-payant, out­il pour­tant indis­pens­able à un accès aux soins pour toutes et tous ? Le prési­dent actuel de l’or­dre des médecins défend ain­si l’ex­is­tence des dépasse­ments d’hono­raires (dont il a béné­fi­cié lui-même dans son exer­ci­ce pro­fes­sion­nel en Seine-Saint-Denis) alors que cette pra­tique remet explicite­ment en cause l’é­gal­ité d’ac­cès à des soins de qual­ité pour tou·te·s. De quelle indépen­dance par­le-t-on lorsque l’or­dre se mon­tre com­plaisant vis-à-vis des pra­tiques cor­rup­tives exer­cées par l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique au prof­it des médecins ? De quel hon­neur par­le-t-on lorsque l’or­dre des médecins cou­vre des soignants vio­leurs et pédo-crim­inels, pour­tant dénon­cés par les patient·e·s vic­times ou leurs proches ? Le code de déon­tolo­gie étant inscrit dans le code de san­té publique, le droit com­mun peut tout à fait en être le garant. Les évo­lu­tions pour­raient se faire dans un proces­sus con­certé entre professionnel·le·s et usager·e·s du sys­tème de san­té avec le con­cours du Comité Nation­al d’Éthique, comme ce fut le cas pour les dernières lois de bioéthique.

3) L’or­dre des médecins met en avant sa capac­ité de con­seil juridique lors des démarch­es d’in­stal­la­tion, sur les dif­férents statuts et con­trats, alors que d’autres struc­tures telles les Unions Régionales des Professionnel·le·s de San­té, les syn­di­cats ou les plate­formes d’in­stal­la­tion des ARS sont par­faite­ment aptes à ren­seign­er les médecins.

4) L’or­dre souligne sa capac­ité d’en­traide pour les professionnel·le·s en dif­fi­culté et /ou leurs familles grâce à des fonds dédiés. Le rap­port de la Cour des Comptes mon­tre explicite­ment que les pre­miers béné­fi­ci­aires de cette “entraide” sont les con­seillers ordinaux eux-mêmes avec des indem­nités pou­vant aller jusqu’à près de 10 000€ /mois bruts pour le prési­dent nation­al qui exerce cette fonc­tion “bénév­ole­ment” ! L’or­dre sem­ble être aujour­d’hui dans l’in­ca­pac­ité de ren­dre des comptes clairs et exhaus­tifs sur son pat­ri­moine, ini­tié par la con­fis­ca­tion des biens des syn­di­cats médi­caux en 1940 puis dévelop­pé par les coti­sa­tions oblig­a­toires des médecins. Quelle drôle de solidarité !

5) L’or­dre des médecins dit veiller au main­tien de la com­pé­tence et de la pro­bité des médecins. En réal­ité il se mon­tre inca­pable d’i­den­ti­fi­er les sit­u­a­tions prob­lé­ma­tiques liées à des praticien·ne·s dont l’insuffisance pro­fes­sion­nelle ou l’état de san­té ren­dent dan­gereux l’exercice de la médecine. Mal­gré sa volon­té affichée d’as­sur­er la ges­tion de la for­ma­tion con­tin­ue (DPC), il ne porte à ce jour aucun regard sur les oblig­a­tions légales de for­ma­tion qui incombent à chaque médecin. Les inscrip­tions au tableau valant droit d’ex­ercer pour­raient être gérées par le Min­istère de la san­té (via les ARS ? ou tout autre organ­isme pub­lic ?) sous forme d’un reg­istre. Ce dernier véri­fierait alors la val­i­da­tion de la for­ma­tion ini­tiale puis le con­trôle de l’oblig­a­tion de la for­ma­tion continue(possiblement en lien avec l’AND­PC qui agrée déjà la plu­part des organ­ismes de for­ma­tion).
Les médecins sont des humain·e·s comme les autres, c’est pourquoi ils/elles ont besoin, non pas d’un ordre pro­fes­sion­nel, mais d’un véri­ta­ble ser­vice de san­té au tra­vail pour les accom­pa­g­n­er en cas de diminu­tion de leurs fac­ultés physiques et/ou psychiques.

6) L’ordre déclare égale­ment assur­er un rôle d’instance dis­ci­plinaire pour les médecins qui ne respecteraient pas les principes de la déon­tolo­gie. Mais il s’ag­it d’une jus­tice d’ap­pa­rat sans com­pé­tence juridique réelle. Les juge­ments sont ren­dus sans pos­si­bil­ité d’en­quête, donc sans con­trôler si les faits sont étab­lis ! Les cham­bres de con­cil­i­a­tion appliquent un pseu­do respect du con­tra­dic­toire en con­trevenant ouverte­ment au respect
du secret médi­cal. Ce qui aboutit d’un côté à une “tolérance” vis-à-vis de médecins ayant com­mis des actes vio­lents envers des patient·e·s et de l’autre côté à la con­damna­tion des médecins qui ont établi un lien entre des patholo­gies et des con­di­tions de tra­vail, c’est-à-dire pour avoir util­isé leurs com­pé­tences médi­cales et fait leur tra­vail. Cette jus­tice d’ex­cep­tion se fait au détri­ment des intérêts publics et des patient·e·s ; elle n’a donc aucune rai­son d’être. Le droit com­mun (pénal et/ou civ­il) est par­faite­ment capa­ble de rem­plir ces fonc­tions juridiques à con­di­tion qu’on lui donne les moyens asso­ciés, notam­ment la pos­si­bil­ité de pronon­cer des sanc­tions lim­i­tant l’ex­er­ci­ce médi­cal. Ces dif­férents élé­ments prou­vent l’inu­til­ité de l’or­dre puisqu’il se mon­tre inca­pable de réalis­er les mis­sions qui lui sont con­fiées (voire qu’il s’est arrogées lui-même), et qu’il existe déjà des insti­tu­tions (ou des organ­ismes publics) pou­vant les assur­er, sous réserve de leur don­ner les moyens humains et financiers à la hau­teur. Nous insis­tons sur le fait
que cette insti­tu­tion pro­tège des professionnel·le·s de san­té corrompu·e·s et maltraitant·e·s, tout en mal­trai­tant des usager·e·s du sys­tème de soin et des professionnel·le·s qui ten­tent de respecter leur éthique pro­fes­sion­nelle. Les per­son­nes qui ont à se plain­dre de médecins ont donc tout intérêt à se tourn­er vers la jus­tice de droit com­mun et non vers cet appa­rat de jus­tice qu’agite l’or­dre des médecins.

Nous deman­dons donc sa dis­so­lu­tion immé­di­ate et appelons l’ensem­ble des professionnel·le·s concerné·e·s et plus large­ment la société tout entière à s’emparer de ce sujet car la san­té est une ques­tion bien trop sérieuse pour la con­fi­er aux seul·e·s médecins.

Contacts presse :

MIOP = 0614555478 mmiop2016@gmail.com
SNJMG = 0771051381 infos@snjmg.org
SMG = 0622613512 syndmedgen@free.fr

Signataires :

Syn­di­cat de la Médecine Générale — Syn­di­cat Nation­al des Jeunes Médecins Général­istes — Mou­ve­ment d’Insoumission aux Ordres Pro­fes­sion­nels — Union Fédérale des Médecins, Ingénieurs, Cadres et Tech­ni­ciens — CGT — Asso­ci­a­tion San­té et Médecine du Tra­vail — Pour Une Meuf — Méchand­i­capés — Stop Vio­lences Obstétri­cales et Gyné­cologiques — Touche Pas à Mon Inter­mit­tente — Col­lec­tif Nation­al des Droits Des Femmes — Marche Mon­di­ale des Femmes de France — Asso­ci­a­tion LaS­an­téUn­Droit­Pour­Tous — Coopéra­tion Patients — Les Dévalideuses — CLE Autisme — Asso­ci­a­tion européenne con­tre les Vio­lences faites aux Femmes au Tra­vail — UGICT CGT — Héro-ïnes 95 — Com­pag­nie Les Atten­tives — Glob­ule Noir Par­ents et Fémin­istes — A Nos Corps Résis­tants — Coor­di­na­tion des Asso­ci­a­tions pour le Droit à l’Avortement et à la Con­tra­cep­tion — Coor­di­na­tion Action Autonome Noire — Le Vil­lage 2 San­té — Sud San­té Sociaux.


Pour plus d’in­for­ma­tions sur les dys­fonc­tion­nements con­statés dans le fonc­tion­nement du Con­seil de l’Or­dre des Médecins, vous pou­vez vous référ­er au rap­port de la Cour des Comptes disponible ici ou à son résumé en vidéo. 

12 réponses sur « Tribune : « Il faut dissoudre l’ordre des médecins » »

Sou­tien à votre démarche courageuse pour met­tre fin à cette insti­tu­tion d’un autre temps, opaque, pro­tec­trice de seigneuries et de dogmes archaïques et qui agit au détri­ment des intérêts des patients et de la médecine tout entière. Per­me­t­tez une pra­tique de la médecine plus ouverte (d’autres pays peu­vent être inspi­rants) et liberez-la des car­cans que vous impose l’ODM.

J’ai eu moi aus­si affaire au con­seil de l’ordre des Medecin qui a bal­ayé d’un revers de main ma problématique
Je sais que ce chirurgien a eu maille à par­tir avec la jus­tice tout comme moi
J’ai aban­don­né la procé­dure entamé au TGI D’avignon il y a 6 ans et qui m’a autant fait de mal que les chirur­gies itéra­tives de ce médecin de la clin­ique de Cavaillon
A ce titre j’ai envoyé un cour­ri­er à la jus­tice pour dire que j’avais bien com­pris que les Loups ne se mangeaient pas entre eux
Mise en état de mon dossier le 16 mars prochain
Et des avo­cats qui en pren­nent plein les poches et ce.….. pour ne rien faire
Oui ce con­seil ne sert qu’à pro­téger les médecins et non les patients

moi aus­si j’ai eu un prob­lème avec un chirurgien de la clin­ique d’Av­i­gnon et dossier sois dis­ant per­du et con­seil de l’or­dre inac­t­if ‚Ce chirurgien a eu bcoup de soucis avec ses patients mais jamais avec le con­seil de l’ordre.Cela fait 20 ans et je ne l’ai pas digéré encore car le com­bat a été rude pour sauver ma fille;Mais à Mar­seille je suis tombée sur une équipe hors pair

Je suis avec vous. Il faut arrêter avec toutes ces vieilles insti­tu­tions. Comme, par exem­ple, l’Or­dre des Médecins qui a été créé sous le gou­verne­ment de Vichy. Cor­rup­tion, liens d’in­térêts etc. Ren­dre oblig­a­toire son inscrip­tion, en dit long déjà.
Ancien con­sul­tant infor­ma­tique en retraite.

#ME TOO… Je viens de subir une audi­ence au CROM PACA, dont les indem­nites et coti­sa­tions ont servi a la con­struc­tion d’une piscine privee der­riere cette mai­son cos­sue de la cham­bre dis­ci­plinaire, en cen­tre ville de Mar­seille. La nar­ra­tion obscene du delibere de ses con­seillers ordinaux est le resul­tat de pra­tiques cor­rompues qui pro­te­gent les medecins pre­da­teurs deviants et , pour par­ler de mon affaire , sociopathe ‚au passe d’al­coolique et de harceleur , dan­gereux pour ses equipes , col­legues et patientes . Depuis plus de 15 ans , il est pro­tege par la clause de con­fra­ter­nite . MES MEMOIRES ONT ETE INVISIBILISES , ET IL S’EN SORT AVEC UN AVERTISSEMENT …POUR FAUTE GRAVE . BIENVENUE EN ABSURDIE.

Beau­coup de citoyens révoltés ont surtout par­faite­ment com­pris la cor­rup­tion et les con­flits d’in­térêts au sein du con­seil de l’or­dre quand il s’est attaqué à 6 médecins dont les Pro­fesseurs Raoult et Per­ronne en décem­bre 2020 qui osent s’ex­primer et dénon­cer la ges­tion scan­daleuse du Covid et juste­ment, sur la cor­rup­tion, les con­flits d’in­térêts, les con­nivences et l’omer­ta qui n’est qu’un secret de polichinelle qui gan­grène toutes nos insti­tu­tions et de nom­breux rap­ports n’ont tou­jours fait que le con­firmer sans par­ler des arti­cles de presse, des reportages, des enquêtes et des scan­dales qui écla­tent depuis des décen­nies sans que rien ne change car les citoyens n’ont pas atten­du le Covid pour lire, s’in­former et se faire une idée du sys­tème. Début mars 2021, on apprend aus­si que le con­seil de l’or­dre sus­pend la pédopsy­chi­a­tre, Eugénie Izard pen­dant trois mois puisqu’on a osé lui reprocher d’avoir out­repassé sa mis­sion et man­qué à la déon­tolo­gie de la pro­fes­sion, lui indi­quant qu’on n’est pas là pour s’immiscer dans des affaires de familles mais pour attester de faits réels. C’est juste­ment, au médecin et à son patient de juger eux mêmes d’une sit­u­a­tion et à la jus­tice d’établir la vérité sur les faits suite à un sig­nale­ment et non au con­seil de l’or­dre de s’au­toris­er à occul­ter, nég­liger ou à les réfuter sans absol­u­ment aucune preuve. Depuis quand la mal­trai­tance ou la pédo crim­i­nal­ité font par­tie du secret médi­cal ou du respect de la vie privée ? Voilà, la sanc­tion que subit en repré­sailles, une pédopsy­chi­a­tre qui a osé cor­re­spon­dre avec un juge juste­ment désigné suite à un sig­nale­ment de mal­trai­tance subie par son patient enfant. C’est le Con­seil de l’Or­dre qui s’im­misce vis­i­ble­ment surtout beau­coup trop dans ce qui ne le regarde pas directe­ment car il n’a pas à se sub­stituer à la jus­tice, juste parce que le père de cet enfant est un médecin qui mal­traite son enfant mais qu’il a osé se plain­dre de cette pédopsy­chi­a­tre qui lutte pour la pro­tec­tion des enfants et qui est harcelée depuis 5 ans par le Con­seil de l’Or­dre. Elle, a juste­ment, fait son tra­vail et ce qui était de son devoir con­traire­ment à l’or­dre des médecins qui n’a surtout rien d’honor­able et aucune éthique. C’est lui qui devrait être sanc­tion­né, dénon­cé et attaqué en jus­tice pour ses refus de porter assis­tance aux patients vic­times puisque de nom­breuses plaintes sont classées sans suite mal­gré des faits graves dénon­cés et pour ses atti­tudes qui sont plus du har­cèle­ment moral à l’é­gard de cer­tains médecins qui ont juste­ment un min­i­mum d’éthique mais dont osent se plain­dre d’autres médecins qui n’en ont pas plus que leur con­seil de l’or­dre qui ne sat­is­fait pas aux vraies mis­sions qui lui sont con­fiées. Ce qui est grave, comme évoque la pédopsy­chi­a­tre, c’est que l’Ordre a entravé la pro­tec­tion et même le soin psy­chothérapeu­tique de cette enfant mal­traitée en exigeant qu’elle cesse défini­tive­ment son suivi et celui de sa mère alors que c’est aux patients de choisir leur médecin et non au con­seil de l’or­dre, sans par­ler des con­séquences pour tous ses autres patients qui n’au­ront pas son suivi pen­dant trois mois. On saura que l’or­dre des médecins a préféré encore sci­em­ment pro­téger un médecin qui mal­traite son enfant plutôt que le sanc­tion­ner et choisit volon­taire­ment de sanc­tion­ner un médecin pédopsy­chi­a­tre qui lui, a fait son devoir car si il arrive quelque chose à cet enfant, les respon­s­ables sont claire­ment défi­nis tout comme juste­ment, le chirurgien Joël Le Scouarnec qui s’adon­nait à la pédocrim­i­nal­ité depuis 30 ans a été pro­tégé aus­si par le Con­seil de l’or­dre en clas­sant des plaintes con­tre lui de faits graves sans suite alors qu’il aurait dû être pour­suivi aus­si pour non dénon­ci­a­tion ou peut être pour com­plic­ité car on ne peut que se pos­er des ques­tions car si la France est nom­mée “pédolande”, ce n’est pas sans rai­son face à toutes les affaires étouf­fées par une omer­ta puisque les loups de la pédo crim­i­nal­ité se pro­tè­gent entre eux et tout comme les cor­rom­pus. Le Con­seil de l’or­dre est une véri­ta­ble honte insti­tu­tion­nelle qui ne devrait juste­ment pas exis­ter car à part semer un réel désor­dre plutôt que veiller à l’or­dre et salir en plus toute la médecine, on ne voit pas à quoi il sert d’autre sauf à per­me­t­tre au prési­dent nation­al d’empocher jusqu’à 10000 € par mois pour sa fonc­tion occupée à titre de bénévolat, soit dis­ant donc une notion par­ti­c­ulière du bénévolat.
POUR LA SUPPRESSION DU CONSEIL DU DESORDRE

Si je suis d’ac­cord con­cer­nant le fait que l’in­ter­dic­tion d’ex­ercer d’un médecin qui tente de sauver un enfant mal­traité est inac­cept­able, je ne suis pas d’ac­cord con­cer­nant Raoult. Il aurait dû lui aus­si avoir une inter­dic­tion d’ex­ercer à cause de sa ges­tion du covid, de ses fauss­es études et d’avoir trompé la con­fi­ance des gens. Ce médecin fait par­ti de ceux que l’on dénonce.

Pour la sup­pres­sion du Con­seil du désor­dre des médecins
gan­gréné par la cor­rup­tion, con­flits d’in­térêts et omer­ta qui a pro­tégé aus­si la pédocrim­i­nal­ité et non les patients vic­times et médecins qui dénon­cent les défail­lances et les dérives autori­taires par souci d’éthique de cet organ­isme qui en est, lui, totale­ment dépourvue qui fait régn­er la peur, le har­cèle­ment moral, la répres­sion et l’in­jus­tice en clas­sant et en igno­rant sci­em­ment les plaintes fondées pour cou­vrir les abus de cer­tains. Mal­gré tous les rap­ports alar­mants à tous les niveaux, rien n’a jamais changé comme c’est le cas dans toutes nos insti­tu­tions corrompues.

Tri­bune très intéres­sante, pour moi qui n’avait aucune con­nais­sance de cet ordre des médecins (ou tout juste enten­du le nom peut-être) ! C’est affligeant.

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